1966
Même participation, au championnat de France 4ème division
mais éliminé au 1er tour par Angoulême.
En 1966, notre président qui était directeur technique
pour le tennis au sein du Comité Directeur de l’Union
des ASPTT, organisait un championnat de France inter ASPTT par équipes
de 4 joueurs dont 50% de PTT. C’était l’aboutissement
logique d’une formule qui se déroulait depuis longtemps
sur le plan régional. L’ASPTT de Bordeaux dominait à
peu près tous les ans cette épreuve régionale,
et remportait la 1ère édition nationale.
Et surtout il y eut en 1967 la création d’un championnat
corporatif, en marge de la fédération qui restait dans
l’expectative, à l’initiative de l’ASPTT,
d’ESSO et d’Electrogaz. Malgré un départ
un peu hésitant, le succès de la formule ne tarde pas
et la ligue de Guyenne sut très vite en comprendre l’intérêt,
et favorisa son développement. Enfin, il fallait bien, et c’est
dans l’éthique du sport, s’intéresser à
la formation des jeunes et à leur insertion dans le club. Les
dirigeants n’avaient d’autre solution pour répondre
à ce besoin, que de se reposer sur la bonne volonté
de quelques passionnés, tel Pouydebat à l’ASPTT.
C’est dans cet esprit que Corrihons créa avec l’aide
de Queyroi, puis de Barbe, une école de tennis dès 1962.
Et puis la fédération sortit de sa réserve en
chargeant la Direction Technique Nationale de prendre à son
compte la formation d’éducateurs et la rédaction
d’une méthode d’enseignement du tennis. Dès
lors était en marche une véritable politique d’éducation
des joueurs pour devenir une part importante dans l’activité
des clubs.
En 1966 la section compte 200 adhérents et la demande d’adhésion
qui dépasse et de loin, nos possibilités d’accueil,
doit être minutieusement étudiée pour être
acceptée. Sans qu’il soit question évidemment
de ne pas répondre automatiquement de façon favorable
à toute demande de postier ou télécommunicant.
Ainsi la proportion PTT dans notre effectif progresse sans cesse,
et atteint déjà 45%.
Nos équipes, le dimanche en coupe de Guyenne et en soirée
pour les corpos occupent nos courts. Le mercredi après midi,
de 14h00 à 17h00, les 2 courts sont occupés par l’école
de tennis, avec une trentaine d’enfants. Dans ces conditions,
en y ajoutant les championnats du club, et la coupe du Président,
il reste peu de place pour le loisir. Vraiment, nous sommes plutôt
mal lotis devant l’engouement pour le tennis qui a déjà
commencé à se manifester.
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Commence
alors pour notre président « les grandes manœuvres
» pour agrandir nos installations. Et les circonstances, en l’occurrence,
sont plus inquiétantes que réjouissantes.En effet,
la famille Gué – Abadie nous avait fait part de son intention
de vendre la propriété Speranza, y compris la partie du
parc dont l’ASPTT était locataire. Pour le Président,
pour le Bureau, pour les anciens, il ne pouvait y avoir d’autre
alternative que de profiter de cette situation plutôt que de la
subir. L’esprit Lequesne était là. Nous ne pouvions
pas échouer. Propositions et tractations avec Abadie –
Gasquin héritier du parc, et démarches du président
auprès de l’Administration, étaient conduites de
part et d’autre avec une détermination de « crocodile
», pour aboutir à une visite sur place de M. Yvan Cabanne
secrétaire général des PTT et la conclusion d’un
protocole d’accord avec Abadie – Gasquin pour l’achat
par l’administration de la partie ouest du parc. Cette acquisition
eut lieu en 1967. Elle permettait de se doter d’un troisième
court, d’aménager une maison de gardien, et de construire
un club-house. Programme ambitieux pour une réalisation urgente,
et des fonds assez limités. Par contre, on pouvait compter sur
cette puissance mobilisatrice que génère l’attachement
de nos adhérents au club. Ainsi, en grande partie, la main d’œuvre
fut leur affaire. Menaldo offrit ses services pour le gros œuvre
avec paiement remis aux calendes et Aupetit fut le généreux
donateur du bois de charpente, du lambris etc.…
1968
Nos représentants sont Capbern – J.P. Gué –
Landrieu – Le Leap tous classés en 2ème série.
Malgré cette valeur potentielle c’est un nouvel échec
en match qualificatif pour le championnat de France, mais notre équipe
joue toujours les premiers rôles en coupe de Guyenne Excellence.
De plus derrière ses leaders, l’ASPTT ne se contente pas
de faire de la figuration…
Les coupes de Guyenne se présentent alors sous la forme de 4
catégories composées de poules de 8 équipes : Excellence,
Honneur, Espérance et Promotion d’Espérance. L’ASPTT
est présente dans chaque catégorie. En particulier notre
équipe 2 joue en division Honneur, s’y comporte très
bien et présente ce caractère notable que tous les joueurs
sont classés en 3ème Série et que 5 sur 6 sont
des postiers : Aupetit, Castay, Corrihons, Ducos, Faou, Queyroi.
1969
Notre président nous quitta pour rejoindre son nouveau poste
de Directeur à Angoulême, il laissa de son passage parmi
nous, un sentiment de mission accomplie sans doute au delà de
tout espérance.
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